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Cloud Computing : quelle gouvernance pour les entreprises ?

Cloud Computing : quelle gouvernance pour les entreprises ?

Grâce au Cloud Computing, les entreprises gagnent en rapidité et en souplesse, tout en limitant leurs investissements IT. Elles sont donc nombreuses à s’engager dans cette voie, conscientes cependant des risques inhérents à l’externalisation de données et d’applicatifs vers les grands acteurs du web. D’où l’importance de sécuriser et de piloter les projets Cloud, en accord avec les objectifs de chaque organisation, son secteur d’activité, l’architecture informatique existante, mais aussi sa culture d’entreprise.

Quelle gouvernance pour le Cloud Computing ?

Alors que les nouvelles technologies numériques interconnectées bousculent tous les business models, les entreprises, animées par un sentiment d’urgence, s’emparent du Cloud Computing afin de ne pas être distanciées. Confier la gestion d’un certain nombre d’infrastructures et d’applicatifs à des fournisseurs de Cloud n’est cependant pas anodin et nécessite une véritable stratégie et une gestion de projet adaptée.

L’accès aux services Cloud se généralise

Industrie 4.0, internet des objets, nouvelles méthodes de travail collaboratives : autant de facteurs clés pour générer des avantages concurrentiels dans notre monde hyper-connecté. Grâce au Cloud Computing, les entreprises gagnent en rapidité et en souplesse, elles sont donc beaucoup à s’engager dans cette voie. En effet, les avantages sont nombreux : pouvoir calibrer ses capacités de stockage et de traitement des données sans investissement massif, mutualiser les ressources et surtout accéder plus aisément à des technologies innovantes.

Frédéric Baudiment* : « Le Cloud Computing est l’un des outils permettant de mieux répondre aux attentes métiers et de prendre de l’avance face aux concurrents, notamment grâce aux technologies d’intelligence artificielle et d’internet des objets. »

Définir une stratégie Cloud

Comme tout projet, un projet Cloud nécessite de définir les besoins, d’identifier les solutions existantes et de choisir les partenaires en fonction des choix stratégiques définis en amont. Afin de faire des choix éclairés en termes de confidentialité et de sécurité, les entreprises s’attellent à la classification de leurs données, en distinguant plusieurs niveaux de sensibilité. En effet, l’immense majorité des fournisseurs sont des géants américains du web, d’où l’importance de se munir de certaines garanties afin de respecter les législations locales, souvent plus strictes qu’aux États-Unis.

Le fait de s’assurer que les données sont stockées au sein de data-centers situés en Europe permet de limiter les risques, même si les entreprises américaines restent soumises au « Cloud Act », les obligeant à fournir les données à la justice américaine, sous requête d’un juge. Selon le degré de sensibilité des données, il est également possible de décider de conserver certaines informations en interne ou encore de les positionner sur un Cloud privé.

Le risque de dépendance envers son fournisseur est également un sujet émergeant. Afin d’éviter de se trouver en position de faiblesse en cas de détérioration des relations, certaines organisations veillent désormais à traiter simultanément avec plusieurs fournisseurs : c’est le principe du multi-cloud. Il existe même désormais des plateformes dédiées à la gestion et au déploiement de ressources Cloud au travers d’environnements publics et privés.

Pierre-Frédéric Rouberties** : « On vit actuellement une phase de transition, à terme on peut estimer qu’environ 80 % des applicatifs seront sur le Cloud. Seules les données sensibles resteront localisées en interne. La souveraineté, la confidentialité des données et la gouvernance du Cloud computing deviennent donc un enjeu central dans la gestion des projets cloud. »

Piloter les projets Cloud

La question de l’intégration des services Cloud dans l’architecture SI existante représente un autre enjeu : il faut réussir à faire cohabiter deux univers à la philosophie très différente durant un certain temps, tout en garantissant une cohérence globale.

De plus, certains freins apparaissent face aux changements d’habitude : alors que les services RH se sont rapidement appropriés les solutions SaaS (Software as a Service), d’autres fonctions se montrent plus réticentes. La mise en place des projets Cloud s’accompagne donc d’un important volet formation et communication, permettant à chacun de s’approprier et de maîtriser de nouvelles méthodes de travail.

*Responsable Systèmes et Réseaux chez SARP Veolia, participant à la formation SI27-18A – Executive Certificate Cloud Computing de CentraleSupélec Exed (Promotion 2018)

**Formation Continue en SI et Technologies du Digital chez CentraleSupélec Exed

 

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