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ArticleTémoignageVidéo - 16/06/2026

Leadership IT, IA, gouvernance : pourquoi les DSI développent leurs compétences avec l’Executive Certificate CIO

Alors que les entreprises accélèrent leurs transformations numériques, le rôle du Directeur des Systèmes d’Information (DSI) connaît une évolution majeure. Cybersécurité, intelligence artificielle, gouvernance des données, maîtrise des coûts, modernisation des architectures, relation avec le comité de direction ou accompagnement des métiers : ses responsabilités s’élargissent, et elles engagent désormais la performance globale de l’organisation. Selon Gartner, seuls 48 % des projets numériques atteignent ou dépassent leurs objectifs métier, ce qui rappelle combien le pilotage stratégique du système d’information est devenu déterminant. Dans le même temps, plus de 80 % des CIO en Europe, Moyen-Orient et Afrique prévoyaient d’augmenter leurs investissements en cybersécurité, IA générative, business intelligence et data analytics en 2025. Ainsi, les entreprises recherchent des profils capables de relier expertise technologique, vision business, gouvernance et leadership. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’Executive Certificate CIO, la formation certifiante de CentraleSupélec Exed conçue par des DSI pour les DSI. Parmi les participants, Yannick Arnault, professionnel de l’IT depuis plus de vingt-cinq ans, partage son retour d’expérience.

DSI en 2026 : les nouvelles compétences et responsabilités qui transforment la fonction

Ordinateurr

Pendant longtemps, le DSI a été associé à la performance technique, à la disponibilité des infrastructures, à la sécurité des systèmes et au bon fonctionnement des applications. Or, cette vision ne suffit plus. Aujourd’hui, les directions générales attendent du DSI une contribution directe à la stratégie de l’entreprise. Il doit comprendre les priorités métiers, arbitrer les investissements numériques, sécuriser les données, moderniser l’existant et, surtout, expliquer clairement les choix technologiques à des interlocuteurs qui ne sont pas toujours spécialistes de l’IT.

Par ailleurs, le DSI agit désormais dans un environnement où tout s’accélère. Les métiers veulent des outils plus simples, les clients attendent des expériences fluides, les équipes demandent davantage d’autonomie, les régulateurs renforcent les exigences de conformité, tandis que l’IA générative ouvre de nouveaux champs d’usage. Dans ce paysage, la fonction CIO demande une double compétence : savoir piloter la complexité technologique et savoir parler le langage de l’entreprise.

Quelles compétences développer pour devenir DSI ?

Deux hommes en tenue de travail. L'un est assis devant son ordinateur. L'autre est debout à côté de lui. Ils discutent et se sourient.

Devenir DSI demande une expertise technique, mais pas uniquement. Bien sûr, la compréhension des systèmes d’information reste essentielle. Cependant, le poste exige d’autres compétences comme la capacité à piloter une stratégie numérique, à gérer des budgets, à négocier avec des fournisseurs, à conduire le changement, à dialoguer avec les métiers et à défendre des choix structurants auprès du comité de direction.

Les compétences clés à développer sont notamment :

  • la gouvernance des systèmes d’information ;
  • la stratégie numérique ;
  • le pilotage budgétaire ;
  • la cybersécurité ;
  • la gestion des risques IT ;
  • la data gouvernance ;
  • l’intelligence artificielle appliquée aux métiers ;
  • l’architecture d’entreprise ;
  • le management des équipes IT ;
  • la communication avec le Codir ;
  • la conduite du changement ;
  • la mesure de la valeur métier.

Ainsi, une formation DSI doit permettre d’articuler ces compétences dans une vision cohérente. C’est particulièrement important pour les professionnels qui ont grandi dans l’IT par l’expérience et qui souhaitent désormais gagner en hauteur de vue.

Les 4 enjeux qui redessinent le métier de DSI

  • Le premier enjeu concerne l’intelligence artificielle. En 2026, la question n’est plus de savoir si les entreprises doivent s’intéresser à l’IA, mais comment elles peuvent l’intégrer sans fragiliser leur sécurité, leur conformité ou leur qualité de données. Le DSI doit donc structurer les usages, cadrer les expérimentations, accompagner les métiers, définir les règles de gouvernance et mesurer les bénéfices obtenus. Sans cette discipline, les projets IA peuvent vite se multiplier sans cohérence. Les DSI doivent donc développer leurs compétences en la matière.
  • Le deuxième enjeu touche la cybersécurité. Avec la directive européenne NIS2, les exigences de sécurité et de gouvernance se renforcent pour de nombreuses organisations. En parallèle, le coût moyen mondial d’une violation de données a atteint 4,88 millions de dollars en 2024 selon IBM. La cybersécurité n’est donc plus seulement une affaire d’outils ou de pare-feu. Elle touche à la continuité d’activité, à la réputation, à la confiance des clients et à la responsabilité des dirigeants.
  • Le troisième concerne la valeur métier. Un projet IT ne peut plus être défendu uniquement parce qu’il modernise une application ou améliore une infrastructure. Il doit être relié à des résultats compréhensibles : réduction des risques, gains de productivité, meilleure expérience utilisateur, qualité de service, conformité, time-to-market ou amélioration de la performance opérationnelle. Le DSI devient alors un traducteur entre la technologie et la création de valeur.
  • Enfin, le quatrième défi porte sur le leadership transversal. Le DSI travaille avec toutes les directions de l’entreprise. Il doit convaincre, arbitrer, prioriser, expliquer, écouter, gérer les tensions et faire avancer des projets qui transforment les habitudes de travail. Or, cette capacité à embarquer les parties prenantes ne s’improvise pas. Elle demande méthode, expérience, posture et entraînement.

Les questions que les DSI se posent en 2026

Homme touchant un icone au centre contenant un cerveau représentant l'intelligence artificielle.

IA : comment passer de l’expérimentation à l’industrialisation ? Beaucoup d’entreprises testent déjà des assistants internes, des copilotes de développement, des outils de recherche documentaire, des cas d’usage autour du support client ou de l’analyse de données. Pourtant, l’enjeu réel commence après le pilote. Il faut choisir les bons cas d’usage, protéger les données sensibles, former les utilisateurs, sécuriser les accès, clarifier les responsabilités et suivre les résultats.

Modernisation du SI : comment transformer sans fragiliser l’existant ? De nombreuses entreprises doivent composer avec un système d’information historique, des applications critiques, une dette technique accumulée, des solutions cloud, des plateformes data et des besoins métiers qui évoluent vite. Le DSI doit donc construire une trajectoire réaliste. Il ne s’agit pas de tout remplacer, mais de prioriser ce qui crée le plus de valeur et de sécuriser ce qui porte l’activité quotidienne.

Budget : comment défendre les investissements numériques auprès du DAF et du DG ? Le DSI doit être capable de présenter ses projets avec des indicateurs clairs, des risques maîtrisés, des bénéfices attendus et une logique d’arbitrage. Cette compétence devient décisive, car la transformation numérique demande des moyens, mais elle doit aussi démontrer sa contribution à la stratégie de l’entreprise.

Comment évoluer vers le poste de DSI ? Pour un responsable IT, un directeur de programme, un responsable infrastructure, un responsable applications ou un consultant SI, la marche vers la fonction de DSI demande un élargissement de perspective et de compétences. Il faut apprendre à raisonner au niveau de l’organisation entière, et non seulement au niveau d’un périmètre technique ou projet.

Un parcours IT construit dans de grands groupes internationaux

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Yannick Arnault, un peu plus de vingt-cinq ans d’expérience dans l’IT, ce qui m’a permis de construire une personnalité de leader plutôt pragmatique et orienté résultats. J’ai navigué à travers des grands groupes, principalement internationaux, comme Accor, Disney, Staples, Toshiba. Et aujourd’hui, je dirais que j’aime bien utiliser des indicateurs pertinents pour prendre des décisions éclairées sur les stratégies de l’IT, en gardant toujours en tête d’apporter une valeur au métier.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette formation ?

J’avais fait un master en 2015 pour légitimiser ma position et valider mes acquis de l’expérience parce que j’avais une formation originale qui était un DUT de mesures physiques et une année de commerce en alternance, bien que j’ai toujours travaillé dans l’IT. Et aujourd’hui, en fait, ça faisait quelques temps que je m’interrogeais sur une formation qui soit vraiment destinée au rôle de DSI. Et quand j’ai trouvé cette formation, en lisant le programme, pour moi, ça correspondait vraiment à ce que je cherchais : faire le tour de la formation du DSI pour mieux en comprendre les tenants, les aboutissants, les challenges et surtout comment réussir dans cette position.

Selon vous, quels sont les points forts de cette formation ?

  • Avant tout, je dirais que c’est parce que cette formation est conçue en collaboration entre une grande école, CentraleSupélec Exed, et des vrais DSI et DSI de transition métier.
  • Le second point, je dirais, c’est qu’elle est justement animée par ces DSI et DSI de transition qui ont beaucoup d’expérience à partager pendant les cours et qui sont donc à même à répondre à des questions qu’on peut avoir.
  • Et le troisième point, pour moi, c’était qu’il y a eu une matinée de cours entière dédiée à la relation entre le DSI et le DAF avec les aspects financiers et avec le DG. Et ça, c’était vraiment très pertinent comme cours. Donc pour tous ces points-là, pour n’en citer que trois, c’était vraiment une formation très intéressante.

Y a-t-il un concept, une approche ou un outil qui vous a particulièrement marqué et pourquoi ?

Alors, il y a eu beaucoup de choses qui étaient très intéressantes dans cette formation. Ce que je mettrais en avant, c’est le fait d’avoir eu au fil de l’eau une étude de cas à réaliser avec, à chaque fois, les acquis de la session précédant cette étude de cas qui était basée sur une entreprise fictive, mais qui est restée la même, ce qui a fait que chaque étude de cas apportait une continuité à la précédente. J’ai trouvé ça très bien pour pratiquer immédiatement les contenus des connaissances acquises dans les sessions de cours. Je n’arriverai pas à mettre un cours plus au-dessus des autres en termes de qualité ou de richesse du contenu. Mais je dirais que j’ai été marqué par le cours sur les appels d’offres par Pierre Albert, très très pointu. Et également la session de cours avec le DAF et le DG qui pour moi est quelque chose qui doit manquer à beaucoup de DSI aujourd’hui.

Pouvez-vous nous parler du sujet de votre mémoire de certification ?

Nous avons eu un mémoire à faire, que j’ai trouvé très intéressant parce que ça nous faisait faire l’exercice d’un audit critique sur la DSI de notre employeur. L’objectif était de proposer derrière cette analyse un plan d’amélioration en se mettant dans la peau du DSI. Cela signifie qu’il ne fallait pas seulement un plan d’amélioration technique, mais surtout un plan d’amélioration en précisant les aspects financiers avec bien évidemment des bénéfices espérés et aussi les aspects bénéfices en termes de valeur métier, pour les différents métiers impactés par le plan d’action que l’on propose.

A qui conseillez-vous cette formation ?

Alors sincèrement, je le conseillerais fortement à tout DSI qui souhaiterait confronter ses acquis d’expérience à une formation grande école, mais aussi aux best practices de ses confrères. Puisqu’on est encore une fois animé par des DSI et des DSI de transition. Et aussi à toute personne comme moi qui est dans une position ou qui a occupé des positions proches d’un DSI et qui a envie d’évoluer vers cette fonction de DSI. Parce qu’encore une fois, on fait vraiment le tour de tout ce qu’a à faire un DSI dans la société.

Pouvez-vous nous parler du sujet de votre mémoire de certification ?

Par cette formation, je trouve que CentraleSupélec Exed comble un vide qui manquait depuis un moment. Et je pense que tous ceux qui sont DSI ou qui veulent aspirer à le devenir devraient suivre cette formation pour confronter leurs acquis à des best practices et à des confrères. Et également, je pense que les entreprises devraient en profiter pour former les DSI ou les DSI en devenir. Parce que jusqu’à présent, il n’y avait pas, à ma connaissance, de réelle formation DSI en France.

Executive Certificate CIO : la première formation des DSI par des DSI

L’Executive Certificate CIO de CentraleSupélec Exed, développé en partenariat avec Infortive Transition, répond à un besoin clair : proposer une formation certifiante dédiée aux décideurs du numérique, fondée sur les meilleures pratiques et les retours d’expérience de DSI de terrain. Elle s’adresse aux cadres des systèmes d’information à haut potentiel, aux DSI en poste, aux futurs DSI ainsi qu’aux consultants en stratégie et management des SI.

Cette formation certifiante, en présentiel et à temps partiel, est éligible au CPF. Elle prépare à la certification RS6772 « Piloter une stratégie numérique de l’organisation », avec CentraleSupélec comme certificateur. Son ambition est d’aider les participants à passer d’une expertise IT solide à une vision complète de la fonction CIO en développant des compétences primordiales : stratégie, gouvernance, finance, management, innovation, architecture, data, cybersécurité et communication avec les instances dirigeantes.

« CentraleSupélec Exed comble un vide »

À travers son retour d’expérience, Yannick Arnault insiste sur la rareté d’une formation aussi directement orientée vers le rôle de DSI en France.

« Par cette formation, je trouve que CentraleSupélec Exed comble un vide qui manquait depuis un moment. »

« Et je pense que tous ceux qui sont DSI ou qui veulent aspirer à le devenir devraient suivre cette formation pour confronter leurs acquis à des best practices et à des confrères. »

« Et également, je pense que les entreprises devraient en profiter pour former les DSI ou les DSI en devenir. Parce que jusqu’à présent, il n’y avait pas, à ma connaissance, de réelle formation DSI en France. »

Ce témoignage résume l’intérêt du parcours : offrir aux participants un espace pour structurer leur expérience, se confronter aux pratiques de leurs pairs et développer une vision complète de la fonction.

Former les DSI, un choix stratégique pour les entreprises

Homme en chemise et à lunettes travaillant devant son ordinateur

Pour une entreprise, former un DSI ou un futur DSI ne relève pas seulement du développement individuel. C’est aussi une manière de sécuriser sa transformation numérique. Un DSI mieux formé saura mieux dialoguer avec la direction générale, mieux structurer les priorités, mieux piloter les investissements, mieux anticiper les risques et mieux accompagner les métiers.

De plus, les organisations font face à des décisions numériques de plus en plus engageantes : choix cloud, cybersécurité, IA, modernisation applicative, stratégie data, sobriété numérique, sourcing, gestion des talents, conformité réglementaire. Dans ce contexte, disposer d’un décideur capable de relier tous ces sujets à la stratégie de l’entreprise devient un avantage déterminant.

Se préparer aux responsabilités du DSI de demain

Le témoignage de Yannick Arnault met en lumière une réalité partagée par de nombreux professionnels de l’IT : l’expérience reste indispensable, mais elle gagne en puissance lorsqu’elle est enrichie par un cadre structuré, des retours d’expérience de pairs et une vision globale du rôle de DSI.

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