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ArticleTémoignageVidéo - 30/04/2026

Formation certifiante Supply Chain Management : le témoignage de Mary

En 1982, Oliver Wight formalise le Sales & Operations Planning pour répondre à un problème déjà bien identifié dans l’industrie : des équipes performantes individuellement, mais incapables de produire une décision cohérente à l’échelle de l’entreprise. Quarante ans plus tard, les outils se sont sophistiqués, ERP intégrés, planification avancée, data, IA, et pourtant, une grande partie des organisations continue de lutter avec les mêmes tensions entre commerce, finance et opérations. McKinsey souligne par exemple que la visibilité sur les chaînes d’approvisionnement reste limitée au-delà des fournisseurs de rang 1 dans la majorité des entreprises, ce qui fragilise les décisions dès qu’un aléa survient. Dans ce contexte, la question n’est plus d’ajouter des outils, mais de structurer la manière de décider. C’est le chemin qu’a entrepris Mary Cunneen, responsable approvisionnement chez les laboratoires Théa, en suivant une formation certifiante d’excellence : l’Executive Certificate Supply Chain Management de CentraleSupélec Exed.

Le témoignage de Mary Cunneen sur la formation certifiante « Executive Certificate Supply Chain Management »

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m’appelle Mary Cunneen. Je suis responsable approvisionnement au sein des laboratoires Théa à Clermont-Ferrand. Après une première partie de carrière dans le business, je suis passée du côté de la supply chain il y a trois ans. C’est un métier de terrain de flux et d’humains qui me passionne.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette formation ?

En rejoignant la supply chain chez Théa, j’ai énormément appris sur le tas grâce à l’aide de mon équipe d’approvisionneurs, à mes collègues et en m’appuyant sur ma vision business également. Je disais souvent à ma direction que j’y allais avec les tripes, ce qui peut être très bien. Mais à un moment donné, j’ai ressenti le besoin de prendre de la hauteur et de mettre de la théorie en face de ce que j’avais appris pour aller plus loin dans mes analyses, mais aussi pour structurer un peu la stratégie que j’avais déployée au sein de l’entreprise. Donc le choix de faire un Executive Certificate en Supply Chain Management à CentraleSupélec Exed s’est imposé naturellement. Je cherchais de l’excellence académique, mais aussi cette approche systémique qui est propre à l’école et la capacité à lier la complexité technique avec les enjeux globaux business.

Selon vous, quels sont les points forts de ce programme ?

Donc ce programme s’appuie sur trois piliers fondamentaux, selon moi. D’abord, la qualité des intervenants : ce sont des intervenants qui jonglent entre la théorie de haut niveau et la réalité du terrain, qu’il s’agisse de la gestion de la demande ou la logistique, en passant par l’IA ou la démarche RSE. Les cours sont illustrés par des cas concrets. Ensuite, la diversité de la promotion : échanger avec des camarades qui viennent de domaines et de métiers variés permet de comprendre que malgré nos secteurs différents, nous avons des problématiques de flux qui sont communes et ça permet de renforcer son point de vue. Enfin, le côté actionnable de cette formation. Ce n’est pas seulement une formation théorique qu’on pose sur une étagère, mais une véritable boîte à outils que j’ai pu ouvrir dès le lendemain dans mon bureau chez Théa.

Y a-t-il un concept ou une approche qui a véritablement fait évoluer votre compréhension des enjeux Supply Chain ?

S’il y a un concept qui m’a permis de comprendre un peu mieux les enjeux de la supply chain, c’est le S&OP et le côté transverse : donc le Sales& Operations Planning. Cette formation m’a permis de comprendre que c’est un excellent outil pour casser les silos en entreprise. Ce n’est pas une réunion supplémentaire supply, mais un rituel d’arbitrage collectif. L’objectif est d’arriver à un consensus où le commercial, la finance et la supply parlent d’une voix pour servir un objectif commun.

Quel est l’impact de cette formation sur votre vie professionnelle et personnelle ?

Donc l’impact sur ma posture grâce à cette formation a été assez fort. J’ai appris à questionner nos pratiques en interne. Dans un secteur comme la santé où la complexité est assez élevée et la disponibilité des produits est critique, j’ai appris qu’il est important d’harmoniser les processus. Ça m’a permis d’avoir un regard beaucoup plus critique et analytique sur nos pratiques. Donc, je ne regarde plus seulement les chiffres de stocks, par exemple, mais je cherche à comprendre comment ils servent la stratégie globale de l’entreprise. D’un point de vue personnel, j’ai fait des rencontres avec des femmes et des hommes où la bienveillance et la bonne humeur ont toujours été au rendez-vous.

Pouvez-vous nous parler du projet que vous avez présenté pour la certification ?

Donc pour le projet de certification, j’ai décidé de travailler sur le S&OP, justement chez Théa pour l’emmener à un niveau beaucoup plus stratégique et long terme. Donc, j’ai pu utiliser la théorie des cours et les échanges avec les collègues pour établir une feuille de route priorisée dans le temps et donner un nouvel élan à nos rituels mensuels. Cela a renforcé nos échanges avec le commerce et la finance également. Et puis c’était un cas très pratique pour l’entreprise. Moi, j’ai trouvé ça très intéressant. Et puis ça a été bénéfique pour Théa.

Pourquoi suivre une formation certifiante en Supply Chain Management, et pourquoi maintenant ?

professionnels assis dans un amphithéâtre, écoutant un intervenant parler devant eu

Ce que décrit Mary, cette trajectoire où l’on avance à l’instinct, où l’on livre des résultats, puis où on bute sur le besoin de structurer ce que l’on fait, est loin d’être une exception. Beaucoup de professionnels de la Supply Chain se retrouvent à ce carrefour : les responsabilités grandissent, les interlocuteurs se multiplient, et les décisions réclament une assise plus solide que la seule expérience accumulée. Se former devient une décision primordiale pour évoluer dans sa carrière professionnelle.

Dès les premières semaines : gagner en clarté et en posture

Les premiers effets d’une formation certifiante se ressentent souvent bien avant la fin du parcours. Pouvoir nommer ce qu’on faisait intuitivement, comprendre pourquoi les tensions entre la supply, le commerce et la finance sont structurelles plutôt que personnelles, disposer d’outils d’analyse pour objectiver une décision face à sa direction : tout cela transforme la posture. On passe de celui qui « gère » à celui qui « pilote », et la différence est perceptible dans la salle de réunion comme dans les échanges avec ses équipes.

À moyen terme : transformer ses pratiques et embarquer son organisation

Une formation certifiante en Supply Chain Management n’a de valeur durable que si elle s’ancre dans le réel. L’Executive Certificate Supply Chain Management de CentraleSupélec Exed repose sur ce principe : chaque participant conduit, tout au long du parcours, un projet directement lié à son activité professionnelle. Il va le structurer, le développer et le présenter devant jury en fin de cursus. Mary a choisi de refondre le S&OP des Laboratoires Théa pour lui donner une dimension plus stratégique. Ce chantier a été bénéfique autant pour son propre développement que pour l’entreprise. C’est cet aller-retour régulier entre la salle de formation et le terrain qui ancre les apprentissages dans la durée.

Sur le long terme : peser dans les décisions stratégiques.

La Supply Chain traverse une période de revalorisation profonde. Des tensions géopolitiques aux exigences RSE imposées par la directive européenne CSRD, en passant par la digitalisation accélérée des opérations, les responsables Supply Chain sont aujourd’hui attendus bien au-delà de l’optimisation des coûts logistiques. Ils doivent comprendre les impacts financiers de leurs décisions sur le bilan et le besoin en fonds de roulement, piloter des transformations organisationnelles, dialoguer d’égal à égal avec la direction générale. Se former à ce niveau, avec un certificat reconnu par France Compétences et délivré par CentraleSupélec, c’est aussi investir dans sa crédibilité, et dans la durabilité de sa trajectoire professionnelle.

Supply Chain en 2026 : ce qui est en train de changer et pourquoi les professionnels comme vous doivent s’y préparer

professionnels de la supply chain entourées de conteneur

Si 2021 a mis la Supply Chain sous les projecteurs avec les pénuries mondiales, 2025 et 2026 marquent un tournant d’une autre nature : celui de la maturité. Les entreprises ne cherchent plus seulement à survivre aux disruptions. Elles cherchent désormais à les anticiper et à en faire un avantage compétitif. Trois grandes dynamiques structurent cette transformation, et elles façonnent directement les compétences attendues des responsables Supply Chain aujourd’hui. Si vous êtes professionnel de la Supply Chain, il y a fort à parier que vous les avez déjà croisées sur le terrain.

L’intelligence artificielle passe de la promesse à l’opérationnel

En 2026, l‘IA et la Supply Chain constituent une réalité bien ancrée dans les opérations. Selon une enquête Prologis de 2025, 70% des entreprises déclarent avoir atteint un niveau avancé ou transformationnel d’adoption de l’IA dans leur chaîne logistique. De plus, la majorité des décisions Supply Chain devraient être pilotées par l’IA d’ici 2030. Mais attention, ce chiffre ne signifie pas que les planificateurs vont disparaître. Comme le souligne Logistics Viewpoints, l’IA ne remplace pas les décideurs : elle réduit le bruit ambiant et leur permet de se concentrer sur les arbitrages qui comptent vraiment.

Les TMS (Transportation Management Systems) utilisent désormais l’IA pour proposer des alternatives en temps réel lors d’une défaillance de transport. De plus, les WMS optimisent le séquençage des tâches selon la congestion et la disponibilité des équipes. Pour finir, les outils de procurement identifient les signaux de risque fournisseurs bien avant qu’ils ne deviennent des crises. Cependant, ce qui change fondamentalement aujourd’hui, c’est la vitesse d’exécution. Là où un planificateur avait besoin de plusieurs heures pour analyser un scénario, un système d’IA agentique peut le faire en quelques secondes et déclencher une action corrective sans intervention manuelle. Pour les responsables Supply Chain, comprendre ces outils, savoir les questionner et les intégrer dans une stratégie cohérente est devenu une condition de crédibilité dans les arbitrages avec la direction.

La résilience devient une discipline, pas une réaction

Pendant longtemps, construire une Supply Chain résiliente se résumait à constituer des stocks de sécurité supplémentaires et à diversifier vaguement ses fournisseurs. La crise du COVID-19, puis les tensions géopolitiques de 2022 à 2025, tels que des blocages de la mer Rouge en passant par les nouvelles politiques tarifaires américano-chinoises, ont démontré les limites de cette approche. En 2026, selon le rapport annuel du MHI, les supply chains les plus performantes ne réagissent plus aux imprévus : elles les anticipent, grâce à une combinaison de visibilité en temps réel, de scénarios de crise pré-construits et d’une architecture réseau modulaire, capable de se reconfigurer rapidement selon les contraintes du moment.

Le nearshoring (délocalisation d’une activité économique, mais dans une autre région du même pays ou dans un pays proche) et le reshoring (relocalisation industrielle, retour dans le pays d’origine d’activités de production auparavant délocalisées) ont pris de l’ampleur, notamment sous l’effet des nouvelles politiques tarifaires entre Washington et Pékin. Mais la vraie transformation est plus profonde que le simple déplacement géographique des fournisseurs. Les entreprises leaders repensent leur Supply Chain comme un réseau vivant, piloté par la donnée, capable d’absorber les chocs sans sacrifier la performance. C’est cette vision systémique que Mary Cunneen évoque lorsqu’elle explique qu’elle ne regarde plus seulement les chiffres de stocks, mais cherche à comprendre comment ils servent la stratégie globale de l’entreprise.

La Supply Chain durable : de la contrainte réglementaire à l’avantage compétitif

Voilà un sujet qui divise encore. Certains y voient une charge administrative supplémentaire, d’autres une opportunité de repositionnement stratégique. La réalité, c’est que la question n’est plus vraiment ouverte : la directive européenne CSRD, entrée en application dès l’exercice 2024 pour les grandes entreprises, impose désormais un reporting extra-financier normé, audité, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, fournisseurs compris. Et le Scope 3 (les émissions indirectes liées aux achats, au transport et à l’usage des produits) représente en moyenne 70 % de l’empreinte carbone d’une entreprise industrielle, selon l’Agence Internationale de l’Énergie. Autrement dit, la Supply Chain est au cœur de la performance RSE de l’entreprise, qu’on le veuille ou non.

Mais au-delà de l’obligation, quelque chose de plus intéressant émerge. Selon un rapport MIT de 2025, 85 % des entreprises interrogées prévoient de maintenir ou d’augmenter leurs investissements en matière de durabilité Supply Chain, pas seulement pour cocher une case réglementaire, mais parce que la traçabilité, la réduction des émissions et l’économie circulaire deviennent des critères de sélection pour les clients, les investisseurs et les partenaires commerciaux. Les responsables Supply Chain qui maîtrisent ces enjeux (Bilan Carbone®, gestion du cycle de vie produit, évaluation RSE des fournisseurs) ont changé de statut : ils sont devenus des architectes de la valeur durable de l’entreprise.

Découvrir l’Executive Certificate Supply Chain Management de CentraleSupélec Exed

deux hommes discutant l'un à côté de l'autre en tenue professionnelle, de dos, l'un avec une feuille dans la main, l'autre devant un ordinateur

L’Executive Certificate Supply Chain Management est une formation certifiante qui se déroule sur 11 jours répartis sur plusieurs mois. Elle est éligible au CPF et inscrite au RNCP (numéro 38433) comme Bloc de compétences n°5 « Expert en transformation des systèmes de production (supply chain) », certifié par CentraleSupélec.

Elle s’adresse aux professionnels déjà en poste, responsables logistique, planification, approvisionnement, transport, achats, chefs de projets Opérations, qui disposent d’au moins 8 ans d’expérience managériale ou fonctionnelle et souhaitent structurer leur expertise, prendre de la hauteur sur leurs pratiques, ou se préparer à une prise de responsabilité plus large.

Le programme couvre l’intégralité du périmètre Supply Chain :

  • Les fondamentaux et la vision entreprise étendue
  • L’optimisation des flux et des stocks (MRP, DDMRP)
  • La logistique physique : entrepôts, transport, prestataires
  • Le processus S&OP (Sales & Operations Planning)
  • La Supply Chain du Retail
  • La Supply Chain industrielle
  • Les systèmes d’information et la digitalisation (APS, WMS, TMS, IA, IoT, Blockchain)
  • La performance financière de la Supply Chain (TCO, TCTS, BFR)
  • Le pilotage de la fonction Supply Chain et le management
  • La RSE dans l’environnement Supply Chain (CSRD, Bilan Carbone®, Scope 1-2-3)

Chaque participant conduit, tout au long du parcours, un projet professionnel en lien direct avec son activité, comme l’a fait Mary Cunneen avec le déploiement d’un S&OP stratégique chez Théa. Ce projet est présenté lors de la dernière journée devant un jury, constituant la condition d’obtention de la certification. Un coaching personnalisé est également disponible en option pour accompagner les prises de poste, les transformations organisationnelles ou les refonte des processus de planification.

À l’issue de la formation, les participants intègrent le réseau des 55 000 alumni de CentraleSupélec en tant que membres associés.

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